jeudi, 02 avril 2015

Kaymu, un modèle réussi de l’E-commerce

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Nous sommes nombreux en Côte d’Ivoire à surfer sur Internet et il est vrai que nous commençons à franchir le pas afin d’effectuer nos premiers achats en ligne. C’est une réalité depuis quelques années, l’E-commerce en Côte d’Ivoire est en pleine expansion et se démocratise. Nous sommes de plus en plus enclins à acheter sur internet, enfin seulement si le shopping en ligne nous propose des avantages par rapport à l’achat traditionnel. Les quatre principales motivations qui nous poussent à commencer l’expérience sont : le gain de temps, la perspective de payer moins cher, la possibilité de les comparer les produits entre eux en quelques clics, sans oublier la facilité de recherche et la variété de produits proposés sur Internet. Grâce au E-Commerce, plus besoin de sortir de chez nous pour effectuer nos achats, ce sont eux qui arrivent directement à notre porte, ce qui nous permet ainsi de gagner du temps et de l’argent!

Les habitudes d’achat des Ivoiriens évoluent grâce à la croissance fulgurante du secteur du E-commerce. Ceci à un impact positif sur le développement économique de la Côte d’Ivoire grâce notamment à la diffusion massive de l’internet dans la société. Cependant, pour s’inscrire dans la durée, l’E-commerce doit adapter sans cesse ses services aux spécificités du marché Ivoirien et non le contraire. Les services proposés doivent correspondre aux habitudes d’achat. C’est une réalité, tout le monde n’est pas prêt à payer sur internet avec une carte de crédit, et tous les internautes ont besoin de sécurité. C’est pourquoi, certains sites proposent des solutions, à l’image de la première Marketplace en Côte d’Ivoire : Kaymu.ci !

 

Kaymu Côte d’Ivoire le shopping à porter de clic 

KAYMU_CI_logo.pngKaymu Côte d’Ivoire est la première Marketplace qui permet aux acheteurs et aux vendeurs de se rencontrer en ligne. C’est devenu au fil du temps un acteur majeur du E-commerce en Côte d’Ivoire et la première plate-forme qui propose, à tous les vendeurs du pays, de créer gratuitement une boutique en ligne en y ajoutant ses propres produits afin d’avoir l’opportunité de commencer à vendre sur internet. Les vendeurs peuvent donc s’initier au E-commerce tout en développant leurs business avec la possibilité de vendre aux acheteurs potentiels à travers tout le pays. L’opportunité est donc énorme sachant que tout le monde peut vendre ou acheter sur Kaymu !

A l’image du géant américain E-Bay ou de PriceMinister en France,  Kaymu propose différentes catégories de produits, de la mode pour Homme et Femme, au parfum et bijoux en passant par les produits High Tech et l’électroménager. Nous pouvons trouver sur Kaymu tout ce dont nous avons besoin, sans sortir de chez nous ! Les produits sont proposés par des vendeurs provenant des 4 coins du pays. De plus, la marketplace les accompagne dans le processus de vente afin de répondre au mieux aux besoins des internautes. C’est une très bonne chose pour ceux qui veulent se lancer dans l’aventure de la vente sur internet mais qui n’en ont pas les moyens ou la possibilité. L’avantage pour les clients, en plus de trouver une multitude de produits dont le prix est toujours fixe, est qu’ils peuvent payer directement à la livraison, avoir un suivi de commande et un service de contrôle dans les transactions.

C’est donc une très bonne alternative si vous souhaitez vous lancer dans l’expérience E-commerce ou tout simplement si vous avez envie d’effectuer vos achats sur internet. Vous pouvez même acheter ou vendre directement via votre mobile grâce à l’application Kaymu disponible sous Androïd ! Il faut savoir que Kaymu est présent dans de nombreux pays d’Afrique tels que le Maroc, le Sénégal, le Nigéria, la Tunisie… Mais également en Europe et en Asie. Le site se positionne comme un acteur majeur du E-commerce en participant au développement de l’économie numérique.

 

Bon e-shopping a tous !

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02:02 Écrit par KOUAKOU BELA EMILE dans Contribution des lecteurs, Croissance Economique, Economie sociale et solidaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |

lundi, 08 avril 2013

Elections Démocratiques Vs. Coup d’Etats en Afrique : “Bonnet Blanc, Blanc Bonnet”

 

imagessssµ.jpgLes élections Présidentielles de 2010 (Burkina Faso), 2011 (Gambie) et 2012 (Sénégal, Sierra Leone, Ghana) jugées globalement et relativement “apaisées, transparentes et démocratiques” ont conforté la thèse selon laquelle l’Afrique avance à pas de géant vers une ‘normalisation’ de la vie politique et une mise en place de régimes démocratiques. L’idée – et cela est vrai− que la bonne gouvernance, ou la gouvernance démocratique prend de plus en plus forme sur le plus vieux continent n’avait jamais été aussi mieux partagée que maintenant. On s’attendait donc à beaucoup mieux quand un matin du 22 Mars 2012, un Capitaine sorti de nul part a déjoué tous les pronostics en servant au peuple Malien et au monde entier un Coup d’Etat d’une rare absurdité précipitant ainsi ce pays, jusqu’alors pris pour un modèle de démocratie et fragilisé par les mouvements rebelles occupant le Nord du pays, dans un chaos à la limite du total.  

La CEDEAO, comme il fallait s’y attendre, n’a pas mieux faire que de bander ses muscles. Dans les salles climatisées, colloques après colloques, sommets après sommets, les Chefs d’Etats et de Gouvernement des 15 pays membres ont fait de grands gestes de la main pour prouver leurs «bonnes volontés» à aider ce pays frère… sans plus. Les déclarations ne furent que d’intentions, les appels à l’unité “pour libérer le Nord Mali” sont restés au stade de discours –du moins, jusque là.

N’eut été −encore une fois− la France aidée des vaillants soldats Tchadiens puis de quelques fiers et honnêtes soldats maliens, le Mali aurait pris une nouvelle physionomie à défaut de cesser d’exister −avec un peu d’exagération, bien sûr.

Tous avions les regards tournés vers le Mali où les combats continuent de faire rage quand le 24 Mars dernier, soit un peu plus d’un an jour pour jour, au Centre de l’Afrique, des soldats réunis au sein du mouvement rebelle armé de la SELEKA ont offert à l’Afrique un autre Coup d’Etat. Ceci pour sans doute dire au monde entier que l’Afrique n’avait pas encore rompu avec cette forme primitive et barbare d’accession au pouvoir d’Etat par opposition à la voie démocratique caractérisée par des élections crédibles et transparentes.  

Au plus fort de la guerre froide,  les Etats Unis et leurs alliés de l’Est ont fanfaronné à l’échelle mondiale que la démocratie était le seul et ultime moyen pour contenir le Communisme. Leur détermination à prôner la démocratie était tellement visible que, mus par « The American Dream » ou le « Rêve Américain », ils vont l’exporter en Afrique, l’imposant à tous les Etats Africains –à travers le FMI et les Institutions de Breton Hoods− comme condition sine qua non pour bénéficier de l’Aide Internationale.

La démocratie est alors devenue une panacée toute trouvée pour régler “le problème Africain”. Tous les Etats d’Afrique de l’Ouest, en particulier, entièrement dépendants de l’Aide se sont alors efforcés à adopter et pratiquer –théoriquement− la démocratie comme mode de gouvernance. Tous ne jurent donc que par la démocratie au point que, pour paraphraser Chandran Kukathas, nous vivons aujourd’hui une époque marquée par “le fétichisme de la Démocratie”.

Cependant, des questions de fond restent à se poser à commencer par celle de savoir s’il existe une réelle différence entre les Chefs d’Etat Africains arrivés au pouvoir par voie de Coup d’Etat et ceux qui y sont arrivés par voie dite démocratique −par les élections.  

Dans la forme, on peut répondre par l’affirmative parce que les premiers viennent et règnent par la force des armes. Mais dans le fond, tout porte à croire que non −à quelques exceptions près. Ceci pour la simple et bonne raison que si l’approche change, le résultat reste le même. Tous ou presque, tuent, mutilent, violent et violentent leurs populations pour lesquelles ils prétendent gouverner, “au nom de la Démocratie”.

Le Togo baigne dans une “monarchie-démocratique”, la Côte d’Ivoire récolte les fruits d’une “démocratie-dictatoriale”, le Zimbabwe savoure une “dictature-démocratique”, la Gambie ne fait pas exception etc.

Mon point de vue est donc simple. Ce qui est à condamner, ce ne sont pas les Coups d’Etat, en soi, mais les pratiques anti-démocratiques des “démocrates théoriciens” qui y conduisent. Car, à priori, ce n’est pas tant que çà l’amour du pouvoir qui motive les faiseurs de Coups d’Etat. C’est seulement une fois au trône et après avoir gouté aux délices douteux du pouvoir qu’ils changent de posture et de langage. Ils viennent d’abord “pour réinstaller la démocratie, ré-établir la justice sociale” et “rendre le pouvoir au civil dans un court délai” puis s’aperçoivent qu’ils s’étaient trompés, et s’autoproclament, au cours de pseudos élections qu’ils organisent, “les candidats du peuple” –le cas Guéi Robert en Côte d’Ivoire.

Quand le Chef de l’Etat au pouvoir décède et que par un mouvement acrobatique cadencé, son fils est propulsé sur le trône, nonobstant l’opposition d’une majorité du peuple et que, s’arrogeant tous les pouvoirs, il tue, emprisonne et violente sa population, quel peut bien être la différence entre lui et un Putschiste ? Pourquoi serait-il adulé alors que l’autre est accablé ?

Quand l’injustice sociale prend le dessus et que la corruption est légitimée; quand les droits de l’homme sont violés et les auteurs sont impunis; quand les opposants sont martyrisés ou muselés au mieux des cas et que la violence devient l’arme pour régner et le Chef crie démocratie, quel peut être la différence entre cette démocratie et la dictature ?

Quand la liberté de la presse est fortement compromise -marquée par l’arrestation, la bastonnade et l’emprisonnement des journalistes-; quand la liberté d’association est honteusement restreinte, la création d’ONG non affiliées à l’Etat interdite par le pouvoir et que le Chef revendique la démocratie, on peut bien s’interroger sur la différence entre cette démocratie et la dictature.

Quand le civil, donc “démocrate” de facto, par opposition au militaire, dictateur stricto sensu, accède au pouvoir et s’y éternise, manipule à souhait la constitution et barre ainsi toute voie à l’alternance démocratique –considérée ici dans son seul sens de changement d’homme− toujours au nom de la démocratie, en quoi serait-il mieux que le putschiste ?

Il ne s’agit pas pour moi, ici, de légitimer, en aucune manière que ce soit, les Coups d’Etat sous quelques formes qu’ils puissent se présenter, mais d’insister sur le postulat sans doute connu que les Coups d’Etat en Afrique ne sont que les partis visibles d’un iceberg solidement encré dans un vaste océan de chômage, de corruption, de népotisme, d’injustice sociale, de détournement, de matyrisation des opposants, de musellement de la presse, de violation des droits de l’homme et des libertés individuelles et collectives, d’assassinat tout court de la démocratie…

Aussi longtemps que ces pratiques seront le pain quotidien des gouvernements, l’idée d’une Afrique affranchie de Coups d’Etat peut effleurer les esprits sans prendre forme. Ceci n’est pas de l’afro pessimisme, mais une simple question de logique et de bon sens.       

Toute ébauche de solution devrait donc commencer par une analyse impartiale et sans complaisance du mode de gouvernance des Chefs d’Etat Africains. Sinon, les soins prescrits à la suite de diagnostics eux-mêmes corrompus dès le départ, n’auraient qu’un effet éphémère. C’est en cela que le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) devrait être utile. Malheureusement, il reste l’ombre de lui-même. C’est à çà que devraient servir les systèmes d’alerte précoce mis en place par la CEDEAO mais dont les retombées tardent à se rendre visibles. 

00:48 Écrit par KOUAKOU BELA EMILE dans Conflits et Paix, Gouvernance | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : démocratie, coup d'etat, paix en afrique, afrique de l'ouest | |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer | |